Moisissures et humidité

CAUSE DES MOISISSURES

Les moisissures domestiques se développent en abondance dans les endroits humides, mal ventilés et sombres ; les caves sont depuis toujours des niches privilégiées pour diverses espèces de Penicillium et Aspergillus. De plus, la flore fongique de l’habitat s’est largement diversifiée au cours des trente dernières années. En effet, aux problèmes d’infiltration, d’humidité ascensionnelle, de ruptures de canalisations, s’est ajoutée l’utilisation excessive de moyens d’isolation avec pour conséquence l’apparition de nouveaux ponts thermiques et le transfert de vapeur d’eau dans les matériaux. Le mode de vie a évolué parallèlement entraînant aussi la production et l’accumulation d’humidité dans l’habitat (douches fréquentes, nouveaux modes de cuisson, aération insuffisante des chambres…).

Diverses études ont démontré un lien entre allergies respiratoires et cutanées et la fréquentation de locaux humides, la plupart reliant alors les allergies à la présence de certains types de moisissures.

La plupart du temps, cela est dû à un point de rosée, à une infiltration d’eau ou à un espace intérieur dont l’air est confiné.

Le point de rosée, appelé aussi point de moisissure, est le moment où va se former de la condensation, le plus souvent, sur les surfaces les plus froides d’un bâtiment. Dans une maison, le point de rosée intervient généralement lorsque l’humidité de l’air rencontre une surface froide et très souvent lorsque la paroi n’est pas assez isolée et permet une rencontre de l’air froid extérieur avec l’air chaud intérieur. Cela est par exemple très fréquent l’hiver. Le manque de ventilation est un facteur aggravant.

RISQUES TOXIQUES ET ALLERGIQUES                                      

Par Madame N. Nolard,                                               Chef de la section mycologie, Institut Scientifique de Santé Publique, Bruxelles

L’inhalation de spores fongiques et d’éléments mycéliens émis en quantité dans l’air par les champignons entraîne des pathologies respiratoires et cutanées diverses parmi lesquelles les manifestations allergiques occupent une place prépondérante. Tous types d’allergie s’y retrouvent : rhinite, dermatite, bronchite allergique, asthme, mycoses broncho-pulmonaires allergiques et alvéolites allergiques extrinsèques. De plus, les membranes cellulaires des champignons sont riches en substances telles l’ergosterols et les B1-3 glucans, molécules irritantes proches des endotoxines bactériennes. Enfin, les enzymes excrétées, les métabolites secondaires synthétisés par les moisissures, dont les redoutables mycotoxines, ainsi que les composés organiques volatiles qu’elles émettent dans leur environnement sont autant de molécules qui, si elles n’interviennent pas directement dans la mise en place d’une sensibilisation fongique, n’en sont pas moins de réels facteurs d’activation voire d’aggravation de la réaction allergique.

Aux USA, l’allergie aux moisissures touche actuellement de 20 à 30% des sujets atopiques, ce qui correspondrait à près de 6% de la population totale. L’exposition de jeunes enfants à des moisissures et à leurs métabolites a un effet « stimulant » sur l’apparition d’allergies par la suite. En France, peu d’actions de protection existent pour les occupants d’un habitat.

La concentration de l’air en particules fongiques est énorme. Comparées aux autres organismes vivants, les spores sont de loin les plus nombreuses et, surtout, les plus diversifiées. L’air est vraiment une soupe fongique, dans laquelle dominent quelques espèces cosmopolites mais, où, surtout, abondent des spores encore non identifiées. L’air atmosphérique, celui « de l’extérieur » (outdoor des auteurs anglo-saxons) est dominé par quelques espèces parasites ou saprophytes de plantes que l’on connaît bien comme, par exemple, Cladosporium herbarum ou Alteraria alternata.

La situation se complique lorsqu’on essaye d’analyser la qualité de l’air dans les logements, lieux de travail, de loisirs, dans les écoles, les crèches etc…. Et pourtant, il est certain que les problèmes de santé liés à l’habitat humide sont considérables et loin d’être correctement pris en compte. On y trouve bien sûr les moisissures de l’atmosphère qui ont pénétré les locaux par portes et fenêtres mais on y trouve en plus une fonge très diversifiée qui a pu se développer à l’intérieur même des bâtiments, favorisée par le type de matériaux utilisés dans la construction associé à une humidité souvent trop importante, des plantes en trop grand nombre et à une ventilation d’air pulsé colonisée par les champignons (double-flux).

Papiers peints et peintures murales sont rapidement envahis. Suite à des infiltrations d’eau importantes ou après des inondations, lorsque les murs restent mouillés longtemps, des moisissures apparaissent sur les plaques de plâtre. Si le plâtre n’est pas rapidement séché, les moisissures l’envahissent en profondeur. Un traitement superficiel du plâtre sera dans ce cas totalement insuffisant pour éliminer la moisissure.

Allergies associées

Les allergies liées aux moisissures de l’habitat sont diverses. Si l’asthme à Alternaria alternata et aux dematiae proches (Ulocladium, Epicoccum) a indiscutablement la plus forte incidence sur les pathologies allergiques, surtout chez l’enfant, nombre de cas de rhinites et d’asthme ont aussi été clairement associés à tout une série d’autres moisissures.

Effets toxiques

De plus, la majorité des moisissures, sans induire nécessairement une réaction allergique, peuvent agir de manière indirecte sur l’exacerbation des manifestations allergiques (altération du système immunitaire, inflammation non spécifique des voies respiratoires, maux de tête) et par là même amplifier de façon dramatique une sensibilisation préexistante.

Enfin, bien qu’il ne s’agisse nullement d’allergie, n’oublions pas que les moisissures observées dans les logements humides produisent, ou sont capables de produire, des mycotoxines, métabolites secondaires de faible poids moléculaire comparé aux allergènes, dont les effets ont surtout été étudiés après ingestion d’aliments contaminés. Irritation des muqueuses, nausées, immunosuppression, effets teratogènes et cancérigènes sont les symptômes les plus souvent cités. Ces mycotoxines sont aussi présentes dans les spores aériennes. Dès lors, bien que le rôle pathogène des mycotoxines inhalées soit encore à l’étude, d’importantes contaminations fongiques dans l’habitat doivent nous pousser à la plus grande prudence. Des enfants en bas âge ne devraient donc en aucun cas séjourner dans des locaux dont les murs présentent une contamination fongique étendue.

Elles sont souvent à l’origine de maladies très graves comme allergie respiratoires, hémorragie pulmonaire, altération du système immunitaire, stress, cancer. Un enfant, et à plus forte raison un nourrisson, au contact d’environnement pollué par les moisissures, aura des incidences respiratoires sévères. La législation à ce sujet est plus que laxiste.

 

NOTRE PROTOCOLE DE DECONTAMINATION

La décontamination doit se faire toujours avec un protocole bien précis. Les spores sont très volatiles et les risques de contamination aux autres pièces est très grand si aucune précaution n’est prise lors de la suppression des moisissures. Gants et masques sont également fortement conseillés. Sur demande, nous pouvons procéder à des prélèvements pour les faire analyser en laboratoire afin de les quantifier et connaître leur toxicité.

Le protocole de décontamination a trois objectifs essentiels :

  • protéger la santé des occupants et tenir les occupants habituels des locaux éloignés des zones à traiter. L’éloignement des personnes « à risque » (personnes âgées – enfants de moins de 12 mois – personnes greffées, immunodéprimées – malades respiratoires et allergiques chroniques) est indispensable. Isoler la partie contaminée par une bâche hermétique scotchée. (former un sas.)
  • protéger les personnes qui effectuent les travaux de décontamination avec l’apport d’une filtration purification d’air H13.
  • Dans la mesure du possible, il est recommandé d’arrêter les systèmes de ventilation mécanique.
  • Fixation des moisissures.
  • Traitement des matériaux pour tuer les moisissures
  • Réfection des dommages sur les matériaux si demandé
  •  

PREVENTION DEVANT LA PRESENCE DE MOISISSURES

 

Utilisation d’un appareil de purification d’air type Healthpro 250 de chez IQair

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